sound project / eidesis – partition subjective

eidesis – partition subjective est un projet matrice qui a pour point de départ de proposer un espace d’expérimentation  au travers d’une partition graphique.
Le terme de partition a été choisit car il renvoi à l’écriture musicale dont a priori ce projet est éloigné. Il est au départ un travail sur l’image et son traitement par déconstruction puis par le vide.
La partition et la composition musicale sont deux “autorités” riches d’histoires, de références et de tentatives. Elles sont des outils pour lesquels une connaissance a priori est requise. Malgré tout, eidesis – partition subjective tente de proposer à toute personne d’imaginer une interprétation musicale par la forme, se délestant des codes conventionnels musicaux se nourrissant des travaux de John Cage, Morton Feldman, Cornélius Cardew…
Plusieurs réalités sont proposées à ce projet: sur un territoire donné(1) ou en expérimentation de recherche autour de la partition comme matrice potentiellement sonore.
(1)Proposé comme espace de travail personnel, il prend en compte la personnalité de l’interprète, son histoire, le territoire dans lequel il s’inscrit et sa culture. Il propose un espace imaginatif sonore dont le point de départ est la forme seule.
L’aspect sociologique et ethnologique du projet est un composante importante. L’œuvre est ici un espace de partage et d’expérience, un objet prétexte offrant un temps important à l’action d’imaginer.
Après avoir travaillé avec des publics en insertion, en milieu carcérale, en hôpitaux psychiatrique, j’ai pu observer que tantôt à cause d’une urgence sociale nécessitant des actions liées à la survie matérielle, tantôt à cause d’une pathologie, certains individus étaient amputés de leur capacité à imaginer. Bien loin de tous ces contextes l’espace imaginatif devient de plus en plus restreint considéré comme vain ou infructueux.
eidesis-partition subjective est une matrice dont les codes sont à inventer. Il s’agit d’un projet itinérant qui prend corps selon les interventions multiples variant selon les divers contextes et cultures. Voir résidence Langages Plus Québec
A l’image des travaux de l’américain Earle Brown, cette matrice se présente comme un champ de possibilités multiples. Elle peut être lu dans n’importe quel sens, l’idée étant de s’éloigner d’une lecture conventionnelle et des interprétations mobilisant les oppositions habituelles. Toute personne peut prétendre au jeu de l’interprétation et tout outil (vocale, corporel, instrumentale, numérique…) peut être convoqué. Une méconnaissance du langage musicale, ne constitue en aucun cas un frein à ce jeu. C’est l’imagination qui est ici convoquée, celle-ci étant sollicitée par les formes découpées.
Le caractère expérimental suppose que l’interprète ne puisse “contrôler l’effet à partir de la cause”, qu’il n’existe pas de relation linéaire mais plutôt “une dislocation de l’un par l’autre.” (Richard Cory Kostelanetz, 2000:167)
Ici, provenant d’un rouleau de 20 m de papier découpé de l’installation fantômes, les formes vides ont été réalisées à partir d’une image. Le résultat formant un ensemble de formes non définit, s’éloignant a priori d’une construction standard de partition. L’image déconstruite, structure de base, devient une image cachée, restant inconnue de celui qui va imaginer une interprétation. Le nom  eidesis, déjà utilisé pour un autre projet en 2004, est un principe littéraire fictif emprunté à José Carlos Somoza dans “la caverne des idées”.
Le vide est la matière faisant naître des formes, une image déconstruite selon un procédé de sérigraphie inversée structure ces formes. Ceci est l’énoncé de la pièce. D’autres matrices pourront naître à partir d’autres images. Le choix de celles-ci pouvant se faire en fonction d’un contexte particulier.
Premières interprétations: eidesis – partition subjective # 1
Deuxième interprétation: eidesis – partition subjective # conte d’Alma
(2) Ou encore, depuis 2014 fantômes se réactualise au fur et à mesure des lieux où elle est installée. Elle se présente comme une matrice à langages, à expériences, à objets qui ont tous pour particularité de contenir une réalité sonore sans en créer la présence.
Le principe est de donner naissance à tout le potentiel sonore de l’installation mettant en avant sa capacité à émettre ou contenir.
Voir article Fantôme installation
eidesis – subjective partition is a research project that has a starting point to provide an imaginary space.
The term partition was chosen because it referred to the songwriting that this project is a priori far. Partition and composition are two “authorities” rich stories, references and attempts. They are tools for which a priori knowledge is required. Nevertheless, eidesis – partition subjective attempts to offer anyone imagine a musical performance by the shape, shedding conventional codes music.
It takes into account the personality of the performer, its history, the territory in which it is registered and its culture. It offers a space whose imaginative sound starting point is the form alone.
It can be termed social project resulting in a sociological and ethnological. The work here is a shared space and experience, an object pretext offering an important time for action imaginable.
After working with public insertion in the prison, psychiatric hospitals in, I observed that sometimes because of an emergency requiring social actions related to physical survival, sometimes because of a disease, some individuals were emputés their ability to imagine. Far from all these contexts imaginative space becomes smaller or infructueu considered vain.
eidesis subjective-partition is a matrix whose codes are invented. This is an itinerant project that takes shape according to multiple interventions vary according to different contexts and cultures.
Like the work of the U.S. Earle Brown, this matrix is ​​as a field of many possibilities. It can be read in any direction, the idea being to move away from a conventional reading and interpretations mobilizing opposition usual. Anyone can claim to play in the interpretation and any tool (voice, body, instrumental, digital …) may be convened. Ignorance of the musical language, not in any way constitute an obstacle to this game it is the imagination that is called here, it is requested by the cut shapes.
The experimental nature implies that the interpreter can not “control the effect from the cause,” there is no linear relationship but rather “a dislocation of one by the other.” (Cory Richard Kostelanetz, 2000:167)
Here, from a roll of 20 m of paper cut to the installation fantômes, empty forms were made from a file. The result is a set of shapes forming non defines away a priori standard construction of partition. The image deconstructed, base structure becomes a hidden image, remains unknown for what will imagine interpretation. Eidesis name already used for another project in 2004, is a principle borrowed from literary fiction José Carlos Somoza in “the cave of ideas.”
The vacuum is giving rise to the material forms an image according deconstructed a screen printing method inverted structure these forms. This is the statement of the piece. Other matrices can arise from other images. The choice thereof may be based on a particular context.
First performances: eidesis – # 1 partition subjective
Advertisements

One thought on “sound project / eidesis – partition subjective

  1. Pingback: fantômes / installation | MATT COCO

Comments are closed.