sound project / fantômes – partition

Fantôme est une partition construite à partir d’une catastrophe naturelle et humaine, celle de Fukushima en 2011 par la manipulation d’une image trouvée sur internet parmi le flot existant. Rendue abstraite par un procédé de déconstruction de l’image, la partition propose un langage abstrait, inconnu, à réinventer dans le décryptage. Est-ce une écriture primitive ? un code secret ? un code informatique ? ou encore un passage au travers de l’image, de l’événement, pour n’en garder qu’une captation poétique ?
« fantôme » tentait de répondre initialement à la question : Comment traiter d’un événement catastrophique à 8000 km de distance avec toute l’ambiguïté que ce type d’événement contient : drame, violence, fascination, beauté, poésie… ?
La catastrophe est devenue ici un arrière-plan, l’image source disparait pour devenir structure de la partition qui définit les formes, effaçant l’aspect dramatique qu’offrirait une image photographique, avec un sens unilatéral.
L’installation « fantôme » qui a chaque exposition est présentée avec des dispositifs différents est une matrice tant pour son potentiel d’interprétation que pour les différents axes de recherche qu’elle contient.
La partition propose un langage inconnu qui met en jeu la subjectivité de l’interprète et active au niveau neurologique un ensemble de connexions et d’espaces. Elle induit la question de collision de sens. Un langage quel qu’il soit est toujours générateur de sens.
La partition a donné lieu à des interprétations sonores, des contes, des objets, performances…et ce travail de recherche mené conjointement depuis 2015 avec Benoît Caussé, danseur professionnel contemporain, est le sujet de la vidéo « le lieu avant la danse ».
Le film réalisé lors d’une résidence à Lyon en 2016, propose un ensemble de sources de réflexions, de temps de travail avec Benoît Caussé, une correspondance avec un ami artiste et psychanalyste et tente d’ouvrir l’acte d’interprétation aux questions de langages, à la sphère neurologique, à l’origine du rythme et de la danse, enfin à la relation entre langage et paysage.
Les séances de travail, retracent le parcours du danseur dans son cheminement d’interprétation des formes de la partition. Des contraintes de notation, à l’instar d’une partition musicale, sont proposées pour la lire. Chaque signe graphique et marque visuelle de cette œuvre a été lié à un mot décrivant un événement sonore, créant ainsi un lexique répétitif. Benoit Caussé a ensuite traduit en mouvement ces phrases qui, séquentiellement, donnent le rythme de la performance.
A l’issue de cette recherche, des performances ont été réalisées dans des centres d’art sur sol en terre crue, « prosodie », et dans des espaces naturels « Le lieu avant la danse ».
Entre geste, signal et chorégraphie, la performance met le spectateur face à une ambiguïté de situation. Est-il un personnage qui converse avec lui-même, un « fou », ou bien est-il en train de nous dire quelque chose, ou encore de danser ?
Matt Coco a depuis entrepris d’apprendre la langue des signes française afin de poursuivre sa réflexion sur le langage et l’interprétation.

fantômes – score is a research project that has a starting point to provide an imaginary space.
The term partition was chosen because it referred to the songwriting that this project is a priori far. Partition and composition are two « authorities » rich stories, references and attempts. They are tools for which a priori knowledge is required. Nevertheless, fantômes -score attempts to offer anyone imagine a musical performance by the shape, shedding conventional codes music.
It takes into account the personality of the performer, its history, the territory in which it is registered and its culture. It offers a space whose imaginative sound starting point is the form alone.
It can be termed social project resulting in a sociological and ethnological. The work here is a shared space and experience, an object pretext offering an important time for action imaginable.
After working with public insertion in the prison, psychiatric hospitals in, I observed that sometimes because of an emergency requiring social actions related to physical survival, sometimes because of a disease, some individuals were emputés their ability to imagine. Far from all these contexts imaginative space becomes smaller or infructueu considered vain.
fantômes-score is a matrix whose codes are invented. This is an itinerant project that takes shape according to multiple interventions vary according to different contexts and cultures.
Like the work of the U.S. Earle Brown, this matrix is ​​as a field of many possibilities. It can be read in any direction, the idea being to move away from a conventional reading and interpretations mobilizing opposition usual. Anyone can claim to play in the interpretation and any tool (voice, body, instrumental, digital …) may be convened. Ignorance of the musical language, not in any way constitute an obstacle to this game it is the imagination that is called here, it is requested by the cut shapes.
The experimental nature implies that the interpreter can not « control the effect from the cause, » there is no linear relationship but rather « a dislocation of one by the other. » (Cory Richard Kostelanetz, 2000:167)
Here, from a roll of 20 m of paper cut to the installation FANTÔMES, empty forms were made from a file. The result is a set of shapes forming non defines away a priori standard construction of partition. The image deconstructed, base structure becomes a hidden image, remains unknown for what will imagine interpretation.
The vacuum is giving rise to the material forms an image according deconstructed a screen printing method inverted structure these forms. This is the statement of the piece. Other matrices can arise from other images. The choice thereof may be based on a particular context.
First performances: FANTÔMES-PARTITION INTERPRÉTATION #1

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