fantôme / installation

2011
2014 Mons-Belgique
2015 Clermont-Ferrand-France
2016 Séoul-Corée
2017 Shanghaï-Chine
2017 Busan-Corée
2019 Saint-Petersbourg
Liens et extensions du projet/ Links and extensions of the project:
Le lieu avant la danse
Résidence Pépinières Européennes/ Transculture Mons-Belgique
La borne-POCTB Orléans
eidesis – partition subjective
eidesis – partition subjective # 1
 
FR/
Cette installation évolutive a été réalisée dans le cadre de Silk me back en 2011, exposition itinérante en faveur des sinistrés du Japon. Depuis et en collaboration avec le GRAME de Lyon, « fantôme » devient un projet matriciel accompagné de 200 céramiques, d’une vidéo d’un travail de collaboration avec le danseur Benoît Caussé.
fantôme est une installation prenant appui sur l’éclatement de l’image d’un paysage sur un rouleau de 30m de papier.
Ici il est une vue de Fukushima après le tsunami de mars 2011.
Cette image trouvée sur internet, a été traitée par dissociation des couleurs, créant ainsi une abstraction de l’événement. Les formes ont été dessinées puis découpées une à une.
Le titre vient de cette technique qui consiste à évider une forme et ne garder que le plein. La matière restante, évidée, est appelée « fantôme ».
La question du vide, autant que la question du potentiel, sont des points importants dans le travail de Matt Coco car ils structurent ses installations et sont des constituantes donnant de multiples réalités aux pièces réalisées.
Conçue au départ comme une transfiguration du réel par la fragmentation, fantôme devient une partition
déployant un langage qui reste à définir. Elle est appelée « partition » car elle renvoie à la question du langage et de la notation.
fantôme est proposée comme matrice à événements : sonores, mémoriels, sculpturaux, filmiques…
Le principe d’interprétation prenant toujours en compte une réalité au préalable sonore et la notion d’espace comme paysage.
Il n’est plus question ici de donner naissance à une réalité sonore de la partition mais de la garder
seulement secrète et possible, structurante. Ainsi, des objets ayant potentiellement une réalité sonore, ont été imaginés par l’artiste comme appartenant à ce paysage abstrait. Un travail collaboratif est commencé avec un danseur contemporain, Benoît Caussé, qui travaille dans un premier temps à la constitution d’une tapisserie sonore mentale issue des formes de la partition. Celle-ci générant des états de corps. Le son est une partie manquante mais qui charpente ces différentes propositions. Un possible fictif et fantasmé laissé à celui qui regarde.
EN/
«fantôme» is an installation based on the bursting of an image of a landscape deployed on 30m of a roller paper. Here it’s an image of Fukushima after the tsunami of March 2011.
This image found on Internet, was treated by dissociation of colors, thus creating an abstraction of the event. The forms were drawn and cut out one by one.
The title comes from this technique which consists in hollowing out a form and to keep only the full one. The remaining matter, hollowed out, is called «fantôme».
The question of the void, as much as the question of the potential, are important points in my work because they structure her installations and are the constituents ones giving multiple realities to the parts carried out.
Conceived at the beginning as a transfiguration of reality by fragmentation, «fantôme» becomes a score deploying a language which remains to be defined.
It is called “score” because it returns to the question of the language and the notation. Thus, “fantôme” is a matrix able to generate various languages, various realities, various events.
The principle of interpretation always taking into account first a sound reality and the concept of space as landscape.
It is not any more question here of giving rise to a sound reality of the partition but of keeping it only secret and possible, structuring.
Thus, objects having potentially a sound reality, were imagined by the artist as belonging to this abstract landscape.
A collaboration is started with a contemporary dancer, Benoît Caussé, who works first with the constitution of a mental sound tapestry resulting from the forms of the score. This one generating some states of body. The sound is a missing part but which frames these various proposals.
A possible fiction and fantasized left to those who look at.