fantômes # 2, Fondation Bullukian, Lyon

terre glaise, tasseaux de bois, aquerelle et colle, 2012 / clay, wooden braket, water paint and glue.

Cette installation réalisée pour l’exposition Silk me back à la Fondation Bullukian, est une variante de fantômes présentée simultanément au Musée des tissus.
A l’instar de la première installation, elle est une réflexion sur le vide. Ayant été élaborée  à partir de rebuts générés par la première version, ceux-ci sont réutilisés, au côté d’une structure sorte de maquette d’une montagne sur échafaudage.
Il s’agit d’un paysage potentiel, anarchique, architecture déconstruite ou en voie de construction.
Les morceaux de papier appartiennent à une source différente dans les 30 mètres de papier d’où ils proviennent, ils n’appartiennent pas à la même iconographie. Leur rapprochement est improbable si l’on considère leur place initiale.
La montagne que l’on voit se dessiner ou se décomposer, est un non sens dans la mesure où cette image d’élément naturel ne peut être assimilée à une construction sur échafaudage.
Le vide est ici moins présent dans la technique utilisée que dans le contexte manquant auquel normalement les morceaux de papier sont rattachés mais aussi dans l’espace physique et mental qui tente de rapprocher la structure de construction et la montagne.
L’installation posée sur un socle au ras du sol, s’attache à ressembler à un amoncellement d’éléments, sorte de fatras ou structure détruite dont il ne resterait qu’un tout résiduel, dont la reconnaissance, et la cohérence serait impossible.

The piece for the exhibition Silk back to me Bullukian Foundation, is a variant of fantômes presented simultaneously to the Textile Museum of Lyon, France.

Like the first installation, it is a reflection on empty. Having been developed from waste generated by the first version, they are reused, the side of a structure model of a kind of scaffolding mountain.
It is a landscape potential, anarchic, deconstructed architecture or construction.
Pieces of paper belong to a different source within 30 meters of paper where they come from, they do not belong to the same iconography. Their reconciliation is unlikely considering their original place.

The mountain is seen to be emerging or decompose, is nonsense since this natural element can be likened to a construction scaffold.
The vacuum is less present here in the technique used in the context missing which normally are attached pieces of paper but also in the physical and mental space that tries to bring the building structure and the mountains.
The installation placed on a pedestal to the ground, endeavors to look like a pile of items, sort of rubbish or destroyed structure which would remain a residual everything, including the recognition and consistency would be impossible.

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