les morts ou presque, Centre d’art de Genas, 2008

Zoon*

Entre sculpture et installation, les oeuvres de Matt COCO entretiennent une ambiguïté perseptive entre espace réel et espace imaginaire. Entre espace à expérimenter et espace symbolique.
Matt COCO, qui recourt volontiers à une pratique proche de l’idée de maquette, utilise des matériaux bruts et des formes élémentaires qui se rapprochent d’une sorte de minimalisme. Ses oeuvres sont des histoires, des images vues et vécues transfigurées en signes abstraits mais sensibles.
L’exposition propose des éléments de décor qui sont autant de points de vue sur une guerre désincarnée qui n’est pas une épopée. Ici, la guerre n’est pas le sujet. Nulle ruine, nul cadavre, nul héros, il ne s’agit pas d’une reconstitution. Différents éléments spatiaux temporels sont figurés, suggérés pour créer des visions poétiques et imagées.
L’artiste propose ses formes sans autre commentaires que le titre elliptique Les morts ou presque (les mots exprimés révèlent l’idée de ceux qui sont sous-entendus). C’est au visiteur de s’approprier l’exposition, d’en deviner les composants, de lier les différents éléments qui ne sont pas une succession d’oeuvres isolées. Ainsi, chacune d’elle est reliée aux autres notamment par le carillon qui traverse l’ensemble de l’exposition.
La musique lancinante, évoquant le bruit du vent dans les arbres, suggère une rêverie douce, joyeuse et triste à la fois. Elle résonne comme un écho du passé ou du futur à l’instar des oeuvres de Matt COCO qui évoquent “un lointain tout près d’ici”. Il y a bien une narration dans cette exposition, une progression, un rapport particulier au temps et à la durée.
De tailles variables, ses oeuvres sont à dimension humaine. Si la figure humaine est absente de l’exposition, l’humain est omniprésent, par l’échelle des oeuvres, par la symbolique des formes, des matériaux et des titres. C’est un travail très “littéraire” et cinématographique que propose Matt COCO, travail chargé de références et d’allusions où il est aussi question de point de vue, de rythme, d’échelle, de mise au point, de travelling…

* L’être vivant en Grec

Alain Diogo
responsable du Centre d’Art de Genas

Zoon*

Between sculpture and installation, Matt COCO maintain an perseptive ambiguity between real and imaginary space. Space between experiment and symbolic space.
Matt COCO, which uses a readily convenient to the idea of ​​model, use of raw materials and basic shapes which resemble a kind of minimalism. Her works are stories, images seen and experienced transfigured into abstract symbols but sensitive.
The exhibition features decorative elements which are all views on a war that is not disembodied epic. Here, war is not the issue. No ruin, no corpse, no hero, it is not a reconstruction. Different temporal spatial elements are represented, suggested to create pictorial and poetic visions.
The artist proposes forms without further comment that the elliptic title Dead or almost (the spoken words reveal the idea from those implied). It is the visitor to appropriate exposure to guess the components, linking the different elements that are not a series of isolated works. Thus, each of which is connected to the other including the chime which passes through the entire exposure.
The haunting music, evoking the sound of the wind in the trees, suggests a gentle reverie, happy and sad at the same time. It sounds like an echo of the past or the future like Matt COCO works that evoke “a distant near here.” There is a narrative in this exhibition, a progression, a special relationship to time and duration.
Of varying sizes, her works are a human dimension. If the human figure is absent from the exhibition, the human being is omnipresent, the scale of the works, the symbolic forms, materials and titles. This is a very “literary” and that film offers Matt COCO working references and allusions that it is also a matter of perspective, rhythm, scale, focus, dolly .. .

* The living being in Greek

Alain Diogo
Head of Art Center Genas

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