souvenirs et conte d’une fille perdue – POCTB, Orléans, exposition Manigances

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Plan, crayon de couleurs, mine de plomb, cire et carton, dimensions variables, 2013

 

exposition Manigances Raphaël Boissy, Laurence Cathala, Yann Lévy, Lucja Ramotowsky-Bunet, Damir Radovic, POCTB, Orléans 2013
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installation réalisée avec conte d’une fille perdue, pièce sonore réalisée avec le GRAME pendant la résidence à Moly Sabata – Fondation Albert Gleizes, août 2013

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conte d’une fille perdue 105′ – 2013
I – Prologue
II – Collapse
III – Slump
IV – Métamorphose
V – Ellipse
Pièce sonore réalisée en partenariat avec le GRAME Centre de Création Musicale, dans le cadre d’une résidence à Moly Sabata Fondation Albert Gleizes pour l’exposition Manigances au POCTB Orléans.
conte d’une fille perdue est une œuvre sonore appartenant à la série conte débutée en 2010, qui se bâtit à partir de captations sonores du réel par entretiens, collectes et expérimentations acoustiques, menant dans le montage à une probable narration.
Entre reportage radiophonique et fiction, l’aspect sociologique et anthropologique des sources est ce qui relie toutes les formes possibles des contes.
L’exposition Manigances, s’est bâtie sur un prétexte de jeu avec 6 artistes, mais au lieu d’un commissaire extérieur, elle fait appel à 6 commissaires qui ne sont autres que les artistes eux mêmes. Chacun est donc une figure double, artiste et commissaire dans le même temps d’une exposition, chacun est à la fois le commissaire d’un des artistes et l’artiste d’un des commissaires. Le jeu fait donc à la fois fonctionner des individus, des binômes, et un collectif, en proposant des circulations et des rebonds multiples – voir multipliables – entre les travaux.
Des personnages sont apparus comme dans un Cluedo, les artistes s’étant demandés dans la peau de quelles figures ils aimeraient se glisser : Tour Opérator, Metteur en scène, Compositeur, Faussaire, Joueur professionnel et Touriste furent les figures citées, puis elles furent redistribuées pour que chacun construise un travail à partir du choix d’un autre.
conte d’une fille perdue est le résultat de la figure dont j’ai hérité, le touriste. Cette figure comme axe de travail, m’a emmené à considérer les aspects du déplacement, de l’archivage de sources collectées au cours d’un potentiel voyage et le classement dans l’idée d’un rendu.
Le voyage en question s’est effectué à travers le portrait sonore des autres artistes participants. Les rencontres avaient pour prétexte les projets et démarches artistiques menés dans le cadre de cette exposition. Ce point de départ a finalement donné naissance à des histoires intimes, des problématiques historiques et contemporaines, des interrogations sur l’héritage familiale et dans l’enseignement reçu.
Ce contenu inattendu a conduit la construction d’un récit possible, mêlant témoignages réels et totalement fictifs, en passant par le doute quant au statut réel de certaines paroles.
Chaque personnage possède un environnement sonore particulier qui permet au spectateur d’appréhender les changements d’espaces.
A l’intérieur de l’œuvre existe un monde et c’est celui dont me parle chacun des artistes.
La question est : Que nous raconte quelqu’un à qui on donne la parole ? Des histoires, de la mémoire, des rêves…du récit potentiel
Les 5 chapitres dont les titres sont respectivement empruntés à la littérature, la sociologie, la géologie, la science et la narration représentent 5 temps indéfinis, entrecoupés de silence, comme 5 actes inachevés d’une pièce de théâtre.
Une édition accompagne les 5 chapitres. Il s’agit de la transcription texte de la totalité des entretiens sonores. Elle est un nouvel espace qui recentre sur le sens de ce qui est dit et ramène le conte vers un espace littéraire.
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