Jocelyne Fortin

La mémoire est évoquée comme une transmission d’informations à autrui par diverses techniques : création sonore, dessin, sculpture et vidéo. La mise en exposition expérimente l’idée d’un paysage aléatoire formé d’une accumulation de sons, d’images et d’objets, une sorte de chantier archéologique. Pour accentuer cette idée de réalité en devenir, Matt Coco utilise l’hybridation des liens, l’ambiguïté de l’œuvre : Est-ce une œuvre ou une esquisse ? Les éléments deviennent en quelque sorte des strates de contenus à identifier et à compléter. L’« assemblage » d’images de ses vidéos, le « collage » de sons dans l’interprétation de la partition graphique en sont de bons exemples. Il est d’ailleurs impressionnant de découvrir le résultat de cette partition, dont les formes découpées furent choisies par vingt et une personnes puis trans­posées en son, comme un musicien interprète des notes. Puis, l’artiste a remis chacun des sons dans l’ordre de la partition originale. Cette œuvre audiophonique est une sorte de cadavre exquis qui constitue le fil conducteur de cette recherche, réalisée dans le cadre d’une résidence de deux mois à Alma avec les Pépinières européennes pour jeunes artistes. Cette publication témoigne de l’aventure grâce à la collaboration des éditions du Centre SAGAMIE.

Jocelyne Fortin, directrice de Langage Plus, Alma 2013

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